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Café MTD 2018

Le CAFE-MTD est de type plutôt informel, avec une durée de présentation assez courte pour permettre aux membres de l’UMR d’y assister sans que cela soit trop chronophage (une ou deux présentations d’une durée totale de 20 à 30 minutes suivie(s) d’une discussion).
Il s’agit de mettre en place un starter de communication pour améliorer les échanges scientifiques et techniques, et ainsi servir de support à un fonctionnement transversal entre les équipes.
Le jour retenu est le mardi de 11h30 à 12h30 (voir plus si les échanges sont fructueux) afin de permettre à tous de participer (pas d'interférence avec les heures de repas de ceux qui mangent tôt).  

Mer 14 Nov

Antoine Leblois

Nous avons le plaisir d’accueillir, le mercredi 14 novembre à 10h30, Mr. Antoine Leblois, chercheur au Laboratoire d’Economie Forestière, Nancy (INRA).
Le CAFE MTD aura lieu en salle SILVA..

Titre : Sécheresse et pertes de surfaces arborées en Afrique de l’Ouest : que peuvent nous dire les données à haute résolution ?

Résumé :

Les surfaces arborées, offrent de très nombreux services écosystémiques dans les zones de culture comme dans les espaces naturels ou moins anthropisés, constituant des avantages environnementaux importants en plus de constituer un refuge pour la biodiversité dans les zones de forêts tropicales.
On peut notamment citer le puits de carbone, la rétention des eaux pluviales (tant pour l’agriculture que la gestion des inondations), la limitation de l’érosion de sols et de la désertification et finalement l’effet sur la température des sols et l’albédo.
On sait en effet que le couvert forestier tend à influencer le climat local ; il existe en revanche très peu d’études qui s’intéressent au lien inverse : entre sécheresses et déforestation.
Cela est encore plus vrai dans le cas des zones arides que constitue le nord de la région d’́étude. Il est pourtant probable que par le biais du canal que constitue les revenus de l’agriculture, l’utilisation des sols soient modifiés par des chocs de revenus agricole, qui constituent une partie significative des revenus de la majorité ́ des habitants des zones rurales de la région, vivant d’une agriculture pluviale et familiale.
Nous regardons dans quelle mesure un choc pluviométrique pendant la saison de cultures, a un impact sur les coupes d’arbres, selon les différents biomes et dans les différentes zones agro-écologiques, contrôlant par la présence d’activité humaines et l’existence de zones protégées. Nous montrons que les effets diffèrent totalement selon des classes de types d’utilisation des terres, qu’ils s’estompent dans le temps et que l’activité économique peut représenter une alternative aux revenus agricoles, inversant souvent la relation entre sécheresses et extensions des zones cultivées.
Nous souhaiterions ensuite comparer les effets de précipitations saisonnières aux chocs de prix des matières premières, afin d’estimer l’amplitude de chacun de ces canaux de transmission sur la pression sur les terres. Une relation positive entre chocs climatiques et coupes d’arbres pourrait soutenir les propositions concernant la mise en œuvre de systèmes d’information (prévisions météo) ou de filets sécurité (assurances) visant `a augmenter la résilience de l’agriculture à ces derniers et peut-être de favoriser l’augmentation des rendement aux dépends de l’extension des terres cultivées.