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Café MTD 2018

Le CAFE-MTD est de type plutôt informel, avec une durée de présentation assez courte pour permettre aux membres de l’UMR d’y assister sans que cela soit trop chronophage (une ou deux présentations d’une durée totale de 20 à 30 minutes suivie(s) d’une discussion).
Il s’agit de mettre en place un starter de communication pour améliorer les échanges scientifiques et techniques, et ainsi servir de support à un fonctionnement transversal entre les équipes.
Le jour retenu est le mardi de 11h30 à 12h30 (voir plus si les échanges sont fructueux) afin de permettre à tous de participer (pas d'interférence avec les heures de repas de ceux qui mangent tôt).  

Jeu 22 Nov

Tionhonkélé Drissa Soro

Présentation de Tionhonkélé Drissa Soro sur "Analyse spatio-temporelle de la dynamique des feux de végétation dans un pays ouest-africain à risques élevés de feu : cas de la Côte d’Ivoire"

Le CAFE MTD aura lieu en salle SALTUS à 10h.

Drissa Soro est un doctorant ivoirien accueilli par AgroParisTech dans le cadre du programme "Make Our Planet Great Again". Il sera présent à la Maison de la Télédétection jusqu'à la fin de l'année 2018.

Résumé :
La combustion de la biomasse est de plus en plus répandue avec l’augmentation des activités humaines au cours de ces dernières décennies. La majorité de ces des feux de végétation se produisent en Afrique tropicale, où les feux anthropiques se sont multipliés, entraînant des conséquences négatives aux niveaux environnemental et socio-économique.
Malgré les nombreuses conséquences, la dynamique spatio-temporelle du feu reste peu étudiée en Afrique de l’Ouest. La présente étude a pour objectif de contribuer à une meilleure gestion des feux de brousse en Côte d'Ivoire.
À l'aide de données MODIS, il s’agit d’établir les cartes de distribution des feux de 2007 à 2016, d’identifier les principales sources de feu et les périodes à haut risque, et d’estimer le nombre de feux actifs et de superficies brûlées. Les résultats préliminaires indiquent une occurrence de plus en plus marquée du sud au nord de la Côte d'Ivoire.
Sur la base de la densité du feu (3,98> 2,75> 1,82 pixels / 1 000 ha), trois sources de feu ont été identifiées : Nord-Ouest> Nord-Est> Centre, respectivement. Selon variabilité intra-annuelle, 91% des feux saisonniers se produisent entre décembre et février.
Le pic est atteint en janvier avec 39% des feux en moyenne. Suivant la variation annuelle, la saison 2006-2007 a connu le plus grand nombre de feux (57851 ± 330) pendant que la plus faible valeur est obtenue en 2014-2015 (29838 ± 207 feux). En termes de superficie brûlée, la plus large couverture du territoire est également observée en 2006-2007 (29743 ha) et la plus faible en 2010-2011 (11143 ha).
Au regard des données préliminaires, des études complémentaires seraient nécessaires pour évaluer les effets des paramètres climatiques et des types de végétation, notamment dans les principales sources de feu identifiées.

 


 

Mer 14 Nov

Antoine Leblois

Nous avons le plaisir d’accueillir, le mercredi 14 novembre à 10h30, Mr. Antoine Leblois, chercheur au Laboratoire d’Economie Forestière, Nancy (INRA).
Le CAFE MTD aura lieu en salle SILVA..

Titre : Sécheresse et pertes de surfaces arborées en Afrique de l’Ouest : que peuvent nous dire les données à haute résolution ?

Résumé :

Les surfaces arborées, offrent de très nombreux services écosystémiques dans les zones de culture comme dans les espaces naturels ou moins anthropisés, constituant des avantages environnementaux importants en plus de constituer un refuge pour la biodiversité dans les zones de forêts tropicales.
On peut notamment citer le puits de carbone, la rétention des eaux pluviales (tant pour l’agriculture que la gestion des inondations), la limitation de l’érosion de sols et de la désertification et finalement l’effet sur la température des sols et l’albédo.
On sait en effet que le couvert forestier tend à influencer le climat local ; il existe en revanche très peu d’études qui s’intéressent au lien inverse : entre sécheresses et déforestation.
Cela est encore plus vrai dans le cas des zones arides que constitue le nord de la région d’́étude. Il est pourtant probable que par le biais du canal que constitue les revenus de l’agriculture, l’utilisation des sols soient modifiés par des chocs de revenus agricole, qui constituent une partie significative des revenus de la majorité ́ des habitants des zones rurales de la région, vivant d’une agriculture pluviale et familiale.
Nous regardons dans quelle mesure un choc pluviométrique pendant la saison de cultures, a un impact sur les coupes d’arbres, selon les différents biomes et dans les différentes zones agro-écologiques, contrôlant par la présence d’activité humaines et l’existence de zones protégées. Nous montrons que les effets diffèrent totalement selon des classes de types d’utilisation des terres, qu’ils s’estompent dans le temps et que l’activité économique peut représenter une alternative aux revenus agricoles, inversant souvent la relation entre sécheresses et extensions des zones cultivées.
Nous souhaiterions ensuite comparer les effets de précipitations saisonnières aux chocs de prix des matières premières, afin d’estimer l’amplitude de chacun de ces canaux de transmission sur la pression sur les terres. Une relation positive entre chocs climatiques et coupes d’arbres pourrait soutenir les propositions concernant la mise en œuvre de systèmes d’information (prévisions météo) ou de filets sécurité (assurances) visant `a augmenter la résilience de l’agriculture à ces derniers et peut-être de favoriser l’augmentation des rendement aux dépends de l’extension des terres cultivées.
 
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