Traiter ses images satellitaires est un challenge technique et computationnel. Devant la flexibilité requise, les logiciels propriétaires « à l’ancienne » (parfois aussi appelés « clic-bouton », ou encore « usine-à-gaz ») sont dépassés. Du côté des utilisateurs et des encadrants, le changement de pratiques soulève des questions: vers quels outils se tourner ? Quels équipements ? Comment y accéder ? Comment interagir à distance avec les données ? C’est compliqué, et on comprend presque les gens qui se tournaient vers Google Earth Engine (GEE) ces dernières années, au prix de la reproductibilité. Nous bénéficions cependant d’un contexte hautement favorable pour faire évoluer les pratiques :
Louise Leroux, chercheure au Cirad a passé plusieurs années en affectation au Sénégal où elle a travaillé sur la caractérisation des systèmes agroforestiers à base de F.albida en lien avec les enjeux globaux que sont la sécurité alimentaire, le changement climatique ou la préservation de la biodiversité.
Elle présentera ici un article qui vient d’être publié à Sciences of Total Environnement sur la spatialisation des relations entre services écosystémiques dans le parc à F.albida du Sénégal. Elle y montre notamment que :
L'approche peut être encore affinée (et cela fait l'objet de discussions) mais ouvre la porte à une revisite complète des connaissances que l'on a sur ce type d'agroécosystème puisque jusqu'à présent les études étaient menées à l'échelle de l'arbre et non du paysage et en analysant les SE individuellement.
Cherheuse - Unité AÏDA - Cirad