En plus des conséquences sociales, ces activités extractives posent des problèmes environnementaux, incluant la déforestation et la pollution des terres. Les auteurs pointent également le faible taux de recyclage de ces minerais, ce qui accentue la demande pour de nouvelles mines.
L'article questionne la notion même de « transition énergétique », suggérant qu'il s'agit plutôt d'une « addition » des sources d'énergie, sans réelle substitution aux énergies fossiles. Cette tendance risque d'aggraver les impacts environnementaux et sociaux, renforçant l'injustice envers les populations locales. Les auteurs appellent à une révision de ce modèle et à une meilleure prise en compte des effets sur les communautés et l’environnement.
Pour ces analyses, un réseau complexe a été modélisé à partir des données de la base Land Matrix (disponibles en libre accès sur landmatrix.org). Le réseau de commerce minier est représenté comme un graphe orienté, où les nœuds symbolisent les pays. Un lien entre deux pays (u,v) indique qu'une entreprise du pays u a au moins un contrat d'acquisition foncière, lié à l'exploitation minière, dans le pays v. Des sous-réseaux spécifiques à certains minéraux ont également été modélisés pour analyser les marchés fonciers concernés et identifier les pays impliqués.
Le réseau commercial des terres minières, où les pays sont colorés en fonction de leur rôle sur le marché : uniquement investisseurs (rouge), uniquement cibles (magenta), pays à double rôle (cyan), double rôle uniquement pour les transactions internes (jaune) © Bourgoin J. et al, 2024, World Development Perspectives